Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Je vais arracher une branche du grand cèdre et la planter. De ses plus hautes branches, j’arracherai un tendre rameau et le planterai sur une haute montagne, je le planterai sur la plus haute montagne d’Israël pour qu’il pousse des branches et porte du fruit et devienne un cèdre majestueux…
ÉZÉCHIEL 17, 22-24
Voici ce que dit le Seigneur Dieu :
J’arracherai une branche du grand cèdre et la planterai.
De ses plus hautes branches, j’arracherai un tendre rameau et le planterai sur une haute montagne, je le planterai sur la plus haute montagne d’Israël pour qu’il pousse des branches et porte du fruit et devienne un cèdre majestueux.
Tous les oiseaux de toute espèce viendront nicher en lui, ils nicheront à l’abri de ses branches, et tous les arbres des champs sauront que c’est moi, le Seigneur,
qui abaisse les arbres élevés et élève les arbres humbles,
qui dessèche les arbres verdoyants et fait fleurir les arbres secs.
Moi, le Seigneur, j’ai parlé et je le ferai.
Nous connaissons bien Ézéchiel, le prêtre/prophète contemporain, comme Jérémie, de la destruction de Jérusalem (586) et de l’exil à Babylone.
Dans ses écrits (rédigés par ses disciples), il y a des menaces contre les alliances des rois d’Israël avec les Égyptiens, des prédictions de la destruction de Jérusalem et aussi des chants d’espérance comme celui que nous lisons.
Il s’agit de maintenir l’espérance davidique, la restauration du royaume et son succès futur. Tout cela exprimé par des symboles, le vieux cèdre, le rejeton planté par Dieu lui-même, sa croissance spectaculaire, car c’est l’œuvre de Dieu lui-même.
Il est possible d’appliquer tout cela au Royaume de Dieu prêché par Jésus, en faisant un parallèle avec la parabole de la moutarde que nous lirons dans l’Évangile, mais cela semble un peu forcé ; l’espérance d’Israël est un royaume physique, politique, et une exaltation du peuple face à d’autres. Cela a peu à voir avec “Le Royaume de Dieu” selon Jésus.
2 CORINTHIENS 5, 6-10
Nous avons toujours confiance, bien que nous sachions que, tant que nous vivons, nous sommes exilés loin du Seigneur. Nous marchons sans le voir, guidés par la foi. Et telle est notre confiance que nous préférons être exilés du corps et vivre auprès du Seigneur. C’est pourquoi, en exil ou dans la patrie, nous nous efforçons de lui plaire. Car tous nous devrons comparaître devant le tribunal du Christ, pour recevoir récompense ou châtiment pour ce que nous aurons fait dans la vie.
Durant ces trois dimanches du T.O., nous parcourrons la deuxième lettre aux Corinthiens. En réalité, les trois textes ne reflètent pas du tout le thème fondamental de la lettre, qui est très polémique, parfois même menaçant, en raison des troubles survenus dans la communauté et (peut-être) de l’opposition à Paul qui se manifeste dans certains secteurs.
Mais le texte que nous lisons est indépendant de tout cela : une exhortation à l’espérance chrétienne et à la confiance en Dieu, avec des phrases très belles : “exilés loin du Seigneur, nous marchons sans le voir (Dieu)”. C’est la vie chrétienne vue sous l’angle de “l’exil”, c’est-à-dire, encore loin de la Patrie.
José Enrique Galarreta
