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Sagesse 1, 13 – 2, 25 / Corinthiens 8, 7-15

Ce n’est pas Dieu qui a fait la mort, ni qui se réjouit de la destruction des vivants ; il a tout créé pour qu’ils subsistent… Mais les impies… se disent en raisonnant de manière erronée : courte et triste est notre vie ; il n’y a pas de remède dans la mort de l’homme et personne n’est revenu du séjour des morts…

SAGESSE 1, 13 – 2, 25

Ce n’est pas Dieu qui a fait la mort, ni qui se réjouit de la destruction des vivants ; il a tout créé pour qu’ils subsistent…

Mais les impies… se disent en raisonnant de manière erronée : courte et triste est notre vie ; il n’y a pas de remède dans la mort de l’homme et personne n’est revenu du séjour des morts… Venez donc, jouissons des biens présents, réjouissons-nous des créatures avec l’ardeur de la jeunesse. Opprimons le juste pauvre, n’épargnons pas la veuve, ne respectons pas les cheveux blancs du vieillard rempli d’années…

Ainsi raisonnent-ils, mais ils se trompent ; leur méchanceté les aveugle ; ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas de récompense pour la sainteté et ne croient pas au prix des âmes irréprochables. Car Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il l’a fait à son image…

C’est le dernier des “livres Sapientiaux”, et le dernier des écrits de l’Ancien Testament, rédigé peut-être au début du premier siècle. Certains auteurs pensent qu’il est contemporain de Jésus. Il n’est pas inclus dans le canon hébreu. L’Église l’a toujours tenu en haute estime, et il est fréquemment lu lors de l’Eucharistie.

Comme tous les livres sapientiaux, “sagesse” signifie savoir vivre, appliquer la Parole de Dieu à la vie, agir avec bon sens selon la volonté de Dieu. Le texte que nous lisons aujourd’hui est magnifique, et nous offre une double réflexion : Dieu ne veut pas la mort, mais la vie, c’est pour cela qu’il a tout créé ; les impies se trompent en pensant que tout s’arrête ici et que, par conséquent, la seule chose qui importe est de profiter.

La parole “impies” attire mon attention, surtout en l’appliquant à nous aujourd’hui. J’entends par “nous” la société du premier monde, de l’Occident, du Nord ou comme on veut l’appeler, qui se dit (nous nous disons) suiveurs de Jésus, mais qui ressentons la mort comme le désastre définitif et aspirons avant tout au bonheur éphémère de la consommation. C’est-à-dire, impies.

Ce sont des thèmes qui, d’une part, nous remplissent d’espoir et de honte et, d’autre part, encouragent une vie régie par les critères de Jésus, orientée vers la Vie Définitive.

 

CORINTHIENS 8, 7-15

Et de même que vous excellez en tout : en foi, en parole, en science, en tout intérêt et en la charité que nous vous avons communiquée, excellez aussi dans cette générosité. Ce n’est pas un ordre ; je veux seulement, par l’intérêt pour les autres, éprouver la sincérité de votre charité. Car vous connaissez la générosité de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, étant riche, s’est fait pauvre pour vous afin que vous soyez enrichis par sa pauvreté.

Mais il ne s’agit pas de soulager les autres en vous mettant vous-mêmes dans le besoin, il s’agit d’égaliser. Dans le moment présent, notre abondance remédie au manque qu’ils ont ; et un jour, leur abondance remédiera à votre manque ; ainsi il y aura égalisation. C’est ce que dit l’Écriture : “Celui qui recueillait beaucoup n’avait rien de trop ; et celui qui recueillait peu ne manquait de rien”.

Paul a organisé une collecte en faveur des frères de Jérusalem, qui connaissent des difficultés économiques. Dans ces lignes, il exhorte les frères de Corinthe à être généreux.

Le thème n’a pas de relation directe avec les autres textes, mais dans le contexte de notre société occidentale actuelle, une connexion surprenante émerge : l’idéal de vie d’une grande partie de notre société, qui se manifeste de manière retentissante chez les jeunes mais réside dans tous les âges, sous des formes plus raffinées et moins spectaculaires (parfois) montre la connexion profonde des attitudes : mettre le but de la vie dans le plaisir immédiat et se désintéresser des problèmes des autres.

Le mot “égaliser” est insuffisant. Jésus parlera de ressentir comme siens les problèmes des autres. Et dans les premières communautés “personne ne considérait comme siens ses biens” mais les mettait à la disposition de la communauté de telle manière qu’”il n’y avait parmi eux aucun indigent”.

 

José Enrique Galarreta

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