Le jeune Samuel servait Yahvé sous les ordres du prêtre Éli. La parole de Dieu était rare en ce temps-là et les visions n’étaient pas fréquentes.
Un jour, Éli était couché dans sa chambre. Ses yeux commençaient à s’éteindre et il ne pouvait pas voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte et Samuel était couché dans le sanctuaire de Yahvé, où se trouvait l’arche de Dieu…
LITURGIE DE LA PAROLE – 2ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
1 SAMUEL 3, 3-10 et 19
Le jeune Samuel servait Yahvé sous les ordres du prêtre Éli.
La parole de Dieu était rare en ce temps-là et les visions n’étaient pas fréquentes.
Un jour, Éli était couché dans sa chambre. Ses yeux commençaient à s’éteindre et il ne pouvait pas voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte et Samuel était couché dans le sanctuaire de Yahvé, où se trouvait l’arche de Dieu.
Yahvé appela : « Samuel, Samuel ! » Il répondit : « Me voici ! », et courut vers Éli en disant : « Me voici, car tu m’as appelé ». Mais Éli lui répondit : « Je ne t’ai pas appelé ; retourne te coucher ».
Samuel alla se recoucher, et le Seigneur l’appela de nouveau. Samuel se leva, alla vers Éli et lui dit : « Me voici, je viens parce que tu m’as appelé ». Éli répondit : « Je ne t’ai pas appelé, mon fils, retourne te coucher ».
Le Seigneur appela pour la troisième fois. Samuel se leva et alla vers Éli, et lui dit : « Me voici, je viens parce que tu m’as appelé ». Alors Éli comprit que c’était Yahvé qui appelait l’enfant, et il dit à Samuel : « Va te recoucher, et si on t’appelle, tu diras : Parle, Yahvé, ton serviteur écoute ».
Samuel s’en alla et se recoucha à sa place. Yahvé vint, se tint là et appela comme les fois précédentes : « Samuel, Samuel ! » Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute ! »
Le premier livre de Samuel fait partie d’un ensemble de livres que nous appelons “livres historiques” (Josué, Juges, Ruth, 1er et 2ème de Samuel, 1er et 2ème des Rois). Ils narrent l’histoire du peuple d’Israël depuis l’entrée dans la Terre Promise jusqu’à la chute de Jérusalem aux mains de Nabuchodonosor et la déportation du peuple à Babylone.
Mais ces livres, qui utilisent des documents et des sources très anciennes pour raconter les faits, n’ont pas principalement une intention historique, mais “prophétique”, religieuse : c’est l’histoire des relations du peuple avec Dieu, de ses fidélités et infidélités, et de comment, finalement, l’éloignement de Dieu se termine par le châtiment.
Une fois de plus, il ne s’agit pas tant de l’histoire que de “l’Histoire du Salut”. Ils montrent très clairement la foi d’Israël : tout est relation avec Dieu, toute l’histoire de l’homme se lit à travers cette optique : accepter la Loi pour se sauver, rejeter la Loi et se perdre. On trouve donc dans ces livres des témoignages très clairs de la relation du peuple avec Dieu, du rôle des prophètes, de la connaissance progressive de Dieu.
Dans la Bible hébraïque, ces livres sont appelés “les Prophètes antérieurs”. Après eux viennent “les prophètes postérieurs” (Isaïe, Jérémie…). Cela montre bien l’intention des auteurs.
Au début du premier livre de Samuel, on raconte la vocation de celui qui sera un grand prophète, celui qui oindra Saül et David. Et c’est le thème fondamental de ce dimanche : la rencontre avec Dieu, l’appel, la vocation.
1 CORINTHIENS 6, 13-20
Frères : le corps n’est pas pour la fornication, mais pour le Seigneur ; et le Seigneur pour le corps. Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera aussi. Ne savez-vous pas que vos corps sont membres du Christ ?
Celui qui s’unit au Seigneur est un seul esprit avec lui. Fuyez la fornication. Tout péché que l’homme commet est extérieur à son corps. Mais celui qui fornique pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le sanctuaire du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ?
Vous ne vous appartenez pas en propre, car vous avez été achetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps.
Nous allons faire une lecture “continue” de cette lettre, en lisant des extraits sélectionnés dans l’ordre dans lequel ils se présentent. Par conséquent, son message n’aura rien à voir avec celui des deux autres lectures, sauf par hasard. Le texte d’aujourd’hui présente une belle doctrine de Paul sur le respect du corps comme temple de Dieu.
José Enrique Galarreta, S.J.
